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10/04/2010

Lynsey Addario


Il y a deux semaines j’achète Polka, je lis l’éditorial de Alain Genestar « Nous sommes tous des imprudents coupables ». C’est un vibrant hommage à tous les journalistes et photographes qui ont choisi pour profession l’information de guerre.
Dans cette édito, il cite les paroles du secrétaire général de l’Elysée interrogé sur le sort de deux journalistes de France 3 détenus en Afghanistan : « Ils sont inconscients. Ils ont agi en contradiction avec les consignes de sécurité. Leur imprudence est vraiment coupable. ». Face à cela, Alain Genestar répond avec des images de photojournalistes connus et reconnus ( Koudelka, Van Der Stockt, Pedrazzini, Capa…).

C’est là que me revient une expo aux Invalides qui date du début d’année, sur l’Afghanistan. Dans cette expo il y avait des photographes de l’ECPAD (Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense), mais aussi des photoreporters, notamment représentés par l’agence VII. J’y ai retrouvé une photographe dont j'aime beaucoup le travail : Lynsey Addario.
Américaine et autodidacte, elle a suivi plusieurs conflits, notamment en Irak et en Afghanistan. En dehors des photos de guerre, elle a aussi photographié des ados emprisonnés en Sierra Leone, des héroïnomanes en cure de desintox en Afghanistan, ou plus proche de la Maison Blanche, des putes transsexuelles dans les rues de New York.



Loïc.





09/02/2010

James Nachtwey x Laurie Pandora


Ca fait environ un mois que j'ai envie de dire ça : "je te présente Laurie, on était au CM2 ensemble".
Ici c'est Laurie, avec qui j'étais en CM2, qui présente James Nachtwey.

Voici les photos de Jimmy en Haïti, et le site de son agence, VII.

Aurélien.



"James Natchwey est photographe de guerre.
J.N a tout fait, a tout vu. C’est un peu le grand sage dans Kirikou, sauf que sa life est moins funky que la route des flamboyants.
James a choisi son métier, dans un contexte où Facebook , Twitter et Photoshop n’existaient pas. À une époque où ces mecs étaient les seuls à pouvoir s’opposer efficacement aux discours politiques en témoignant photos à l’appui, bref à une époque où ce taff était encore reconnu.
Jimmy, c’est un peu le mec qui te pousse à penser que les hommes ont des destins et que le sien était clairement de prendre des photos dans de sales endroits. Il cherche toujours à aller au plus proche de l’action, prends donc des risques hallucinants, mais vit toujours. Il y a, par exemple, cette série sur les émeutes en Indonésie à la fin du régime de Suhardo : un homme passe à coté de lui en courant, poursuivit par d’autres mecs qui ont clairement décidé de lui couper la tête ; au lieu de fuir, J. Natchwey s’engage dans la course et photographie tout jusqu’à la tête qui roule.
Il existe un film sur James N. Il s'appelle War Photographer et a été réalisé par le suisse Christian Frei. C’est marrant, la plupart des plans sont filmés par une caméra calée sur son front parce que trop peu de cameramen sont prêts à l’accompagner.
Sur son site y'a écrit "I have been a witness, and these pictures are my testimony. The events I have recorded should not be forgotten and must not be repeated". Perso, j’ai envie d’y croire."


Laurie.






19/01/2010

Œil Public RIP (1995 - 2010)


Aujourd'hui j'ai reçu un mail intitulé "OEIL PUBLIC, END OF A STORY".
Le collectif n'arrive pas à survivre face à la crise du photojournalisme.
Jolie phrase de leur part : "LŒil Public ferme les yeux pour permettre à ses photographes de les garder ouverts".



Aurélien.