28/02/2010

I fuck all the time



Laurie m'a envoyé ça, j'ai toujours eu des doutes sur elle. Déjà en CM2 je trouvais ses petites robes louches. Je suis sûr qu'elle se foutait des corsets en alligator en dessous.

Les photos sont de Dana Goldstein.

Aurélien.




J’ai envie d’écrire. Il paraît que ça aide à réfléchir. J’ai mis mon cerveau en pause jeudi vers 22h18. Depuis ma perception des choses est complètement altérée. Je me souviens avoir perdu une chaussure puis l’avoir retrouvée pour perdre la première. J'me souviens avoir fait mon code pour une teille de whisky mais n’en avoir bu qu’un verre. Je me souviens avoir été saoulée par mon téléphone et l’avoir par conséquent balancé un peu partout et contre tout. Il fait gling gling maintenant, c’est cool. Je me souviens avoir dormi, beaucoup, 12heures d’après les horloges de l’appart. Plus tôt dans la journée j'me souviens être allée au Mac Do et faire demi tour une fois arrivée devant la caisse. En revanche je n’arrive pas à me souvenir si j’ai enlevé mon tee shirt ou pas. D’après mes sms j’ai débattu avec un pote de la meilleure façon de se suicider. Je me souviens avoir bu du sirop Teisseire à la framboise tellement vieux qu’il y avait des grumeaux. J'me souviens avoir vomi les grumeaux. J’ai également fait de la semoule mais je ne l’ai pas mangé parce que j’ai eu peur des petits grains. J’ai eu peur qu’ils se coincent quelque part dans mon corps et qu’ils m’empêchent de vivre. En plus le suicide par injection de semoule est clairement has been.
Y'a des événements dont je suis plus ou moins sûre. J’ai dormi sur le canap du salon, j’ai été réveillée par ma voisine qui avait dû décider de déménager à 4h du mat'. Ca m’a mis dans un état de stress incroyable. Sueurs froides et cœur à fond les ballons. En revanche je n’arrive toujours pas à m’expliquer pourquoi.
Je me souviens avoir reçu des appels, regardé mon téléphone sonner mais ne pas décrocher. J'me souviens avoir matté des photos pendant 37 minutes pour me calmer. Les gens faisaient du bruit dans la rue, j’avais l’impression d’être dans une immense fête au village à laquelle ma raison n’était clairement pas invitée. Une voiture faisant un bruit de dingue est passée. J'm’en souviens parce que ça m’a réveillé. Je ne sais plus si les flics sont venus, des filles criaient dans la rue en tout cas.


Pandora.





Under great white northern lights.



Samedi soir. Il est 1h. J'ai pas vraiment l'habitude de rentrer si tôt un jour pareil.



Je rentre du Rex. Il y avait un truc présenté comme LA soirée hype des gens qui kiffent les White Stripes. Comme ma bibliothèque iTunes me dit que c'est l'un des groupes que je fais subir le plus à mes tympans, je me devais d'y être.

17 euros. C'est le prix qu'il fallait mettre pour avoir le droit de poser son cul dans un fauteuil du Rex ce soir là. Peu de gens sont prêts à mettre le prix d'un dévédé dans une simple place de cinéma. Il faut se le dire, ceux qui étaient là étaient bien fous de ne pas avoir passé la soirée à boire du vin chez un de leurs potes.




J'ai noté quelques trucs sur mon téléphone pendant le film, les voici :

- Avant le film on a eu droit à des clips, et l'interview du réalisateur en direct. Les clips ok, ça peut être une bonne idée. Mais les types qui ont fait le montage ne savaient certainement pas que Paris est la capitale de la France, on a eu droit à Icky Thump en VOST Espagnol. Traduire les paroles d'une chanson, à quoi bon ?
(Après coup, et sans vérification, je me demande si les sous-titres en espagnols ne sont pas voulus…)
- Julien Doré était là. Merde, j'ai pas vu les BB Brunes.
- La qualité des clips est horrible. Ils ont vraiment pas choisi les meilleures versions sur Dailymotion. Peut être que demander les HD à Gondry et Coppola aurait été une bonne idée. Ca aurait fait plaisir aux yeux du public.
- J'ai l'impression d'être sodomisé comme si j'achetais une image de diamant à 15000 euros sur l'App Store.
- Seven Nation Army. Je suis hypnotisé. C'est le clip qui veut ça.
- Meg White n'est pas belle, et en plus elle parle jamais. Ses quelques interventions étaient sous-titrées.
- L'interview du réalisateur (il paraît qu'il est venu exprès de Los Angeles) n'a servi à rien.
- "Every single thing about the White Stripes is a lie" - Jack White.
- On a vu les 10 ans des White Stripes, ils ont fêté ça sur scène. Quand ils jouent à Halifax, Meg porte un kilt. Jack aussi.
- Une partie de la salle est devenue hystérique après avoir vu Seven Nation Army dans le documentaire. Applaudissements, hurlements, sueurs. Les filles jetaient leurs sous vêtements sur scène pour le plus grand bonheur d'absolument personne.

Pour conclure, Emmett Malloy (son nom ne vous dit rien ? normal, c'est le réalisateur) nous met le binôme sur un banc. Jack joue White Moon au piano, et Meg pleure.




C'est différent du rendu hyper granuleux de Under Blackpool Lights. J'en dis pas plus. Le film ne passe pas au cinéma, débrouillez vous pour le voir.


Aurélien.

27/02/2010

God save the van.




Partis de Pologne dans un van de location, ils ont traversé la Lituanie, la Lettonie, l'Estonie (les trois pays que tu confondais en géographie en 4ème), et la Finlande. Romain et son équipe sont enfin arrivés à Cap Nord.
On attend qu'il rentre pour qu'il nous raconte tout ça.

(Sur la photo du haut, ils sont à Nordkapp. C'est le bout du monde.)

Aurélien.




26/02/2010

Les p’tits papiers







Il fallait bien qu’un jour je me décide à poster un article sur ce blog, car la position attentiste qui a été la mienne jusque-là risquait de me faire encourir les foudres de mes camarades plus prolixes dans la rédaction de leurs billets.

Après une longue phase de réflexion sur ce qui pourrait constituer un article sur Centtrentecinq, j’ai décidé que ce serait de littérature dont allait parler mon premier post. Comme beaucoup de gens je lis des romans policier. Vous savez, ces bouquins où généralement les flics sont sympas et mènent des enquêtes pleines de rebondissements pour arrêter de vrais méchants « qu’on est content de les voir en taule (ou mort) à la fin ».

Oui je sais, c’est une vision romanesque de la police, ici pas de bavures, ni d’abus de pouvoirs, pas d’intrigues basées sur des délits d’automobiliste ou de tapages nocturnes. On est le plus souvent à des milliers de kilomètres de la réalité du métier d’inspecteur, de gendarme ou de détective privé. Mais imaginez un instant que pour passer le temps dans les transports en commun, vous deviez vous taper 300 pages sur les enquêtes du capichef Nanard gendarme à Hudimesnil, franchement je crois que vous préféreriez de loin vous taper la soupe prédigérée d’informations insipides du Direct soir. Imaginez au contraire, si la vraie vie ressemblait à un roman : hé bien, je vous le dis, ce serait le bordel. En se basant sur une série policière moyenne se déroulant dans une petite ville, et à compter de la parution d’un bouquin tous les ans sur dix ans, la population du secteur serait assez vite décimée par environ quatre guerres des gangs et cinq ou six psychopathes. Donnant des chiffres d’insécurité capable de faire élire Brice Hortefeux président de la république à vie.

Donc le roman policier ce n’est pas la réalité, c’est du divertissement, du plaisir de lire, du suspense, des personnages attachants, des ambiances… Enfin pas uniquement, il est des auteurs qui lient le roman policier à la culture militante en basant leurs romans sur des faits historiques réels. On citera par exemple : La position du missionnaire de Jean-Paul Jody, livre très bien documenté, dont l’intrigue nous fait découvrir les dessous du génocide au Rwanda. Ou les romans de Didier Daeninckx qui s’appuient sur des faits comme la manifestation sanglante du 17 octobre 1961, les fusillés pour l’exemple de 1917, ou encore les zoos humains de l’exposition coloniale de 1931. Il s’agit évidemment d’auteurs engagés, on parlera plus généralement de roman noir pour désigner un polar inscrit dans une réalité sociétale précise et porteur d’un discours critique sur cette réalité, ce qui franchement n’a rien à voir avec Julie Lescaut et c’est tant mieux.

Les éditions Baleine se sont fait une spécialité dans ces romans engagés (plutôt à l’extrême gauche), et s’est construit une réputation par la lutte contre l’extrême droite. Mais cet éditeur à l’intention d’ajouter à son catalogue un certain François Brigneau, et ce n’est pas du tout du goût des autres auteurs publiés chez Baleine.

Pour comprendre il faut voir le CV de ce François Brigneau : il s’engage dans la milice en 1944 ce dont il « tire une certaine gloire » encore aujourd’hui, et c’est pourquoi il finit en taule à la libération. Une fois dehors il se lance dans une carrière de journaliste pour différents journaux (entre autres): La dernière lanterne (journal de sympathisants de l’Action Française), L’indépendance Française (encore une résurgence de l’Action Française), Minute (journal de la droite extrême puis de l’extrême droite) et National Hebdo (le journal du FN). Il s’engage également en politique dans différents partis de la droite nationaliste, devient membre de l’ordre nouveau (cliquez sur le lien, je suis sûre que vous connaissez au moins le symbole) avant de devenir cofondateur du FN. Le mec est aussi écrivain, notamment de polar c’est pour ça qu’il a atterri chez Baleine, mais les livres qu’il publie par l’intermédiaire de sa propre maison d’édition sont également édifiant sur la mentalité du bonhomme Si Mussolini était conté ; Philippe Pétain : Le chef de guerre – Le chef de paix – Le chef de l’état nouveau – Le théoricien de la révolution nationale – Le maudit : 40 ans après sa mort ; Le jour où il tuèrent Philippe Henriot. Voici quelques exemples de la littérature de François Brigneau, mais je m’arrête là car je commence à sérieusement avoir la nausée.

Vous l’aurez donc compris ce François Brigneau est un facho pur porc, c’est pour ça que les auteurs publiés chez Baleine crient à la trahison et veulent empêcher son entrée au catalogue de la maison d’édition.

Mais ce qui me surprend le plus c’est qu’en parcourant sur le net les articles traitant de ce sujet j’ai trouvé un nombre relativement important de commentaires qui y dénonçaient une censure de la part des auteurs en colères, ils bafoueraient la liberté d’expression, rien que ça ! Ce à quoi je répondrais : vous avez beau respecter la liberté d’expression, ce n’est pas pour autant que vous aimeriez voir votre pire ennemi dîner à votre table. En tout cas moi je n’aimerais pas manger à celle de François Brigneau.


Adrien.

Voir les articles sur Rue 89 et Slate.fr ainsi que la bio complète de François Brigneau sur Wikipédia.


24/02/2010

Internet, c'est super chiant en fait.


C'est vrai, la toile de l'intarwebz est au final un gigantesque trou noir qui aspire tout. Le monde, la culture, l'histoire, l'actualité, tout. L'idée est géniale, et tout pourrait être parfait. Mais voilà, à force d'accumuler, on finit par cristalliser l'essence même de l'inutilité, du futile, du lolcat et des détraqués sexuels qui submerge nos autoroutes de l'information comme disait Bill Gates dans son bouquin du même nom*. N'importe qui passe des heures à essayer de tromper son ennui en s'abreuvant de sites inutiles, d'articles au hasard sur wikipedia et de fausses relations sociale, et l'on finit par communiquer sa propre morosité à tout le reste de la terre en moins de 160 caractères.


Internet est alimenté par l'ennui des internautes. L'actualité est banalisée au point que la misère du monde finit en fond d'écran, l'histoire du monde finit en point godwin. C'est atterrant. Heureusement que parfois, une lueur d'espoir s'allume dans nos petits cœurs de geeks/alcooliques/drogués.


Antoine.


*Ouais, j'ai lu un bouquin de Bill Gates. Non je ne l'ai pas fini.





Camden, New Jersey


On est au mois de février, et je devrais m'enivrer de poudre blanche (de la bonne POW pour les connaisseur) malheureusement je suis en stage dans un studio parisien (le Studio Mandarine). Du coup je déprime et je me projette déjà en plein mois de juillet. Vous savez celui où on prend son temps, où il fait chaud, où l'on prend des bières bien fraîches (ou pastis) en terrasse de café pour reluquer le nombre incalculable de mini jupes au mètre carré.

C'est aussi la saison des Rencontres de la Photographie en Arles, un festival hétéroclite qui présente des photographes de divers horizons, cela dans de superbes lieux (seul inconvénient les attaques incessants des moustiques).

L'été dernier c'était les 40 ans du festival : 40 de rencontres, 40 ans de ruptures.

C'est là-bas que j'ai découvert Jean Christian Bourcart, il y avait deux expositions de ces photographies. L'une à la galerie VU' dans lequel on pouvait voir plusieurs de ses séries notamment "Stardust" ; "Trafic" et "image primordiale" (vous pourrez les voir dans un prochain post).

L'autre faisait partie de "ça me touche, les invités de Nan Goldin" : CAMDEN. Photographe français exilé à New York depuis 1997 après une formation en école photo (comme quoi on ne finit pas tous à la fnac ou à faire des packshots). Je vous présente ici sa série sur CAMDEN-NJ, elle est composée de textes associés à des photographies. Jean Christian BOURCART nous immerge dans un lieu plutôt chaud des Etats Unis, connu notamment pour son triste titre de " ville la plus dangereuse des Etats Unis " en 2006.

" Cela semble un peu absurde, mais j’ai juste cherché sur le Web « the most dangerous city in the USA ».

Peut-être, je voulais retrouver cette étrange énergie qui se dégage des lieux où les règles et les contraintes sociales sont abolies ou affaiblies. Un sentiment de liberté mêlé à l’excitement du danger. En tête de liste, j’ai trouvé Camden, New Jersey, à deux heures de New York. En y allant, j’ai découvert le visage de la pauvreté ordinaire cachée derrière les stigmatisations médiatiques. Les gens sont durs, mais les sourires édentés réchauffent le cœur, et quand je me suis fait dévaliser par une prostituée, elle m’a rendu dix dollars pour ne pas me laisser dans le pétrin.

La ville a deux plans superposés, entremêlés, intriqués, l’un évident, géométrique, exotérique, celui des rues, des voitures, des rares boutiques et des industries toxiques. L’autre est celui des maisons éventrées ou des usines squattées pour se défoncer ou pour le commerce du sexe.

Au début je photographiais les « crackheads » (personnes dépendantes au crack) dans la rue pour deux dollars la séance. Le prix d’un petit cailloux de crack. Et puis j’ai rencontré Suprême, que je paie 20 dollars chaque fois qu’il m’introduit dans une maison. Pendant que je shoote, il baratine les gens, prétendant être un étudiant en art ou un flic « undercover ».

J’y retourne régulièrement, ramenant et distribuant les photos déjà prises. Je suis devenu une sorte de photographe de quartier, ce qui me force à considérer quelle image je donne à voir de mes modèles. J’essaie de ne pas faire de style, de prendre de belles photos de famille. "

Jean Christian Bourcart.


" sur Broadway, quelques filles tapinent comme d'habitude. Une grosse fume, je lui demande où acheter une loosie. Elle me renseigne très aimablement. Je lui dis que je fais des photos des gens de Camden. Peut-être voudrait-elle poser ? Mais bien sûr, elle adore les photos. Malgré ma réticence, je me laisse entraîner derrière une maison en ruine… je suis curieux. Elle me demande une minute pour mettre un tong. Ensuite, elle veut que je rentre dans la maison éventrée pour que je la photographie par derrière : « Take a picture of my ass ». Moi je ne sens pas trop d'aller dans la maison, ni de photographier son ass d'ailleurs. Alors qu'elle essaie de me convaincre, je fais une malencontreuse photo d'elle à la volée. Elle se jette sur moi, m'agrippant d'une main, ramassant une bouteille de l'autre qu'elle fracasse sur un muret. Elle veut 50$. J'essaie de me débattre mais, non seulement, elle est forte comme un taureau mais elle sait parfaitement ce qu'elle fait. J'arrive à saisir la bombe de gaz et la menace à bout portant. Elle me coince de tout son poids contre un muret, le tesson de bouteille est à 5 cm de mon cou. Elle me dit que si je l'asperge, elle m'égorge. J'essaie de la persuader qu'en fin de compte, je suis un mec cool. Je l'appelle baby, essaie de dédramatiser. J'arrive à sortir mon larfeuille et lui tends. Il y a autour de 40$. Satisfaite, elle me relâche et alors que nous nous dirigeons vers la rue, elle me tend deux billets de 5."

"Dans la petite rue adjacente où les crackeads ont tendance à se regrouper, les tirages et les planches contact sont examinés avec moult exclamations et remarques. Une femme dit : « It's me, it's me, it's me... look, it's me », en regardant son portrait. J'ai l'impression qu'elle n'a jamais vu une photo d'elle. Ou alors ça fait bien longtemps. Une autre prend sa planche contact, s'éloigne, l'étudie et la déchiquette méticuleusement."




Si vous voulez en savoir plus : www.jcbourcart.com

Loïc.


20/02/2010

Boogie fait de la couleur et les anglais s'en branlent.



Si on s'en tient à sa photo de profil Facebook, Tony Perrottet a l'air d'un type d'environ 45 ans qui mange des trucs avec des baguettes quand il est en vadrouille en Asie (ou dans un restau de Chinatown). Ce bouffeur de nouilles new yorkais est accessoirement historien et journaliste "spécialisé dans le voyage". Il publie entre autres dans Slate, pour qui il a rédigé une série de 4 articles sur les clubs libertins et masturbateurs de l'Angleterre géorgienne.


On le sait, les anglaises ont une réputation qui les précède. Nombreux sont les français qui rentrent d'outre Manche en se vantant d'en avoir pé-cho quelques unes. Ce qu'on ne savait pas, c'est que de ce côté là, la famille royale est assez proche des français. Si les français ne se permettent pas de scalper leurs one night stand, les Rois, eux, s'en font des perruques.
C'est une histoire qui dure depuis longtemps.

Voici les articles en question :



Boogie fait de plus en plus de couleur, et ça lui va bien.


Aurélien.








19/02/2010

"Dremel daemon & jigsaw juggernaut"






Il y a des sites que j'aime bien consulter. Par exemple, l'excellent bit-tech.net qui, comme son nom ne l'indique pas, est anglais. Et pourtant c'est un bon site ! Mais ici, contrairement à mes petits camarades, il n'est pas question de Vespa, il n'est pas question d'être branché, il n'est pas question d'être trash. Non. Il est plutôt question de geekitude, mais tu côté sérieux de la Force. Et dans le domaine, bit-tech est une véritable référence (un peu comme Youporn est en train de supplanter meetic auprès des célibataires de 18 à 35 ans).

Mais ce n'était pas encore assez pour que je lui consacre un (bref) article. Que s'est-il donc passé ? Bon, outre le fait que je suis tombé amoureux de Hayden Leslie Panettiere (quel nom pourri quand même, même si "save the cheerleader, save the world") et que j'en étais tout mouillé, je suis tombé sur un très intéressant article de la section "Modding" du site. Pour rappel, le modding est une pratique issue du monde de la moto, appliqué aux boîtiers des... ordinateurs. Et pour le coup, quand un modding est réussi, les Mac Pro et autre Macbookitudes d'Apple peuvent rentrer chez leur maman et chialer tous leurs chipsets, et je ne parle pas des boîtiers PC. [Quoiqu'en fait, depuis un an ou deux, ça s'améliore de ce côté là, notamment grâce aux Adamo de Dell, aux Vaio de Sony, et à tous les constructeurs de boîtiers du style Lian Li, Silverstone ou autres, même si la plupart du temps on se demande si les designers ont une autre inspiration que les décharge publiques. M'enfin, on s'en fout. Sauf quand on constate que les derniers portables Asus sont de vulgaires copies de Mac Book...]
Le modding, donc, lorsqu'il est bien réalisé, consiste à personnaliser l'apparence extérieure et très souvent intérieure de son PC (ou de son Mac). Cela peut aller de la simple peinture (yeah !) sur un boîtier de série à son redécoupage et redessinage total et en profondeur. Les plus enthousiastes iront même jusqu'à créer leur machine (à ce niveau, on peut carrément parler d'œuvres) de A à Z, de la CAO* jusqu'au découpage du plexiglas, de l'aluminium, du bois (et que sais-je encore), jusqu'à la conception de systèmes de refroidissement maison... Bref, des fous furieux de la customisation.




Et une fois que tout ça est fait ? C'est ici qu'intervient l'aticle qui m'intéresse. : "How to take better photographs of your mod ?"
Il s'agit d'un excellent tutoriel écrit par Antony Leather (ouais, son nom ne vous dira pas grand chose), qui a pour mérite d'une part, de rappeler qu'un très beau modding peut être gâché par de mauvaises photographies, et d'autre part de rappeler (ou de poser, pour ceux qui n'y connaissent rien) les bases de la prise de vue photographique (style "packaging").
Et cela est bon ! Et cela parle au geek photographe que je suis. Et cela me fait rire, surtout, lorsqu'au détour de tel ou tel commentaire, je découvre que certains s'imaginent encore que "t'as qu'à prendre toutes les photos en dix fois, t'en auras forcément une bonne" ou que "mais vous êtes foutrement snob les mecs, pourquoi investir dans un DSLR quand on peut tout faire avec l'appareil photo intégré d'un téléphone ?" Tout cela me fait marrer, bien que m'inquiétant un peu.
Ça me fait marrer parce que la photographie de modding est techniquement difficile : du métal brillant partout, du plexiglas (donc des reflets parasites) dans tous les sens, des circuits de refroidissement à eau dans tous les sens, et parfois même (trop souvent d'ailleurs), d'horribles diodes de toutes les couleurs qui clignotent dans tous les sens, quand ce ne sont pas carrément des lampes à UV. Un paquet de contraintes de prise de vue. [Et puis, pour faire les choses bien, il faudrait redresser les fuyantes, ajuster le plan de netteté, la profondeur de champs, bref, autant de chose que je peux vous torcher en deux temps trois mouvements avec mon iPhone.]
Mais ça m'inquiète un peu parce qu'à part quelques intervenants réalistes sur les difficultés de la chose, la plupart des commentaires vont dans le même sens : avec les appareils numérique, tout devient facile, et avec un peu de hasard et beaucoup d'essais on peut arriver à une photo potable. Pourquoi pas. Mais n'en demeure pas moins qu'il manquera cette petite touche en plus, qui soulignera et sublimera toute la beauté de leur œuvre. [Bla bla bla.]



Alors, jeunes gens, qui voulez-vous lancer dans la photographie, songez-y : si vous voulez ouvrir un studio, sachez qu'il existe un marché potentiellement juteux en ce qui concerne la photographie de modding. Parce que si ces gens là sont prêts à dépenser plusieurs centaines (voire milliers) d'euros dans des cartes graphiques dernier cris, ou des kits de tuyaux ultra-résistants, voire même dans des gaines de câbles, ils pourront bien un jour désirer faire appel à un vrai photographe pour mettre en image leur talent.




*CAO : Conception Assistée par Ordinateur





Sur ce, je vous laisse méditer devant la page de Million Dollar PC, et vous quitte pour deux semaines.
"A tantôt !" comme dirait l'ami Belge.










Aniki.






NB : je sais bien qu'à part moi, tout le monde s'en fout.

18/02/2010

Pornographie et Avatars

© Aniki





Vous savez, aujourd'hui, la France a perdu 5 à 9 contre le Royaume-Uni. Ça aurait pu être un match de foot, mais en fait, c'était un match de curling (remarquez, c'est presque la même chose, sauf que c'est plus compliqué de marquer de la tête au curling). Et comme c'est un sport résolument passionnant, je n'ai pas pu m'empêcher de faire autre chose en même temps. C'est ainsi que je suis tombé sur un certain article d'un cite de référence : pcworld.fr [parce qu'en plus, je suis un peu geek.] D'où mon post du jour.

Vous connaissez tous James Cameron. Mais si, vous savez. Ce mec qui apparaît dans La Cité de la Peur, lors de la montée des marches. Mais si, là, vous savez, juste après "Bruno, de Bruno chemise, commerçant cannois bien sympathique". Cette fameuse vedette, là-bas derrière eux, qu'on a déjà vu à la télé et... ah non, c'est pas lui non plus. Ça, c'est le Premier Ministre. En fait, James Cameron, il est méconnaissables : jeune, presque Italien dans son look, tenant une très longue conversation à Odile devant le restaurant, parlant de son projet "Blanche Neige et les Sept Nains" (pas du tout en français dans le texte).

[Bon, comme vous vous en doutez, c'est le mec à gauche, puisqu'à droite c'est une fille.]



Fort heureusement, James nous a épargné Blanche Neige (même si dans Titanic, avec le glaçon géant, on était dans la même thématique, et que les nains n'étaient qu'un seul dans Alien, et d'ailleurs c'était pas vraiment un nain). A la place, il a réussi à nous refourguer Terminator, True Lies, Abyss et "ô, Léo, Léo, ne coule pas, reste avec moi !" et une scène qu'on a tous essayé de reproduire la première fois que nous avons fait du sexe dans une voiture (enfin, moi, en tous cas, j'ai essayé, mais j'ai jamais fait de sexe dans une voiture).
Plus récemment, James, donc, s'est illustré avec les Schtroumpfs d'une autre galaxie, les fameux Naavis (qui à la place de la culotte blanche de Peyo ont préféré opter pour le string en vrai liane écolo biodégradable et équitable).

Que l'on ait aimé ou pas le film (parce que vous l'avez forcément vu, sinon vous n'êtes pas de vrais êtres humains, et j'ai des noms), force est de constater que cette petite merveille qui explose les yeux fera date. Non pas pour son scénario plat à en mourir (si vous avez déjà vu Pocahontas, c'est presque la même histoire), mais plutôt par son titre auto-proclamé de premier film 3D grand public à succès planétaire (bim badaboum tchu tchu). A ce propos, je vous conseille la lecture de ce petit article sur l'histoire de la 3D au cinéma, ainsi que cette vidéo extrêmement pédagogique d'Arte où sont expliquées les trois techniques actuellement utilisées.





Et il semblerait qu'Avatar inspire ! C'est d'ailleurs l'occasion de rappeler que la tarte Tatin n'a pas été inventée par le pâtissier du Titanic, que les Terminator existent bel et bien (quoi, vous connaissez pas notre prof de sémio ?) et que Bruce Willis sera toujours là pour sauver le monde (que ce soit sous les océans, sur une météorite ou sous les effets discutables de l'alcool, voire dans un piège de cristal). Ceci étant dit.


Très récemment en Palestine (vous savez, ce bout de Terre promise qui ressemble à un papillon entre des barbelés), un groupe de militant a eu l'idée marketing absolument géniale de faire parler d'eux. Las de leurs manifestations hebdomadaires dont on ne parlait jamais (normal, on ne parle pas des Palestiniens qui ne lancent pas de cailloux, c'est anti-fashion), ces bougres de pacifistes se sont dits "tiens, si on avait l'air de cons, si on se peinturlurait la gueule en bleue ?" (fort heureusement, il n'y a pas d'arbre à liane à string biodégradable en Palestine). Et depuis le 14 février, la vidéo de la manifestation fait son petit buzz sur internet. Pour de plus amples informations, je vous suggère cet article de Culture Politique Arabe.


[Cliquer sur la photo pour accéder à la vidéo Youtube.]

Ce qui, fondamentalement, fait peur : les pacifistes sont-ils obligés d'avoir l'air cons pour être entendus par les médias ? Ce serait presque à croire que oui. Certes, pour une fois qu'un évènement palestinien fait sourire... D'ailleurs ça me troue tellement le cul que j'en perds mes mots, et j'aimerais bien qu'il y ait des commentaires pour que vous m'aidiez à prolonger ma pensée. [Je pourrais avoir l'hypocrisie de prétendre que je préfère vous laisser l'entière liberté de mener votre propre réflexion, mais pour une fois que j'avoue mon impuissance, vous n'allez pas me priver de ce plaisir.]
Pour vous aider dans votre réflexion, vous pouvez inclure cela dans une certaine "peoplisation de l'information" et la mort des vrais grands reportages, les médias préférant plutôt opter pour un format magazine et s'attarder sur l'aspect anecdotique des choses plutôt que d'aller en profondeur. Ce qui néanmoins ne dénature pas la démarche des militants de Billis, lesquels ont bien su exploiter ce travers actuel.
Pour la petite histoire, selon une étude menée par le Wall Street Journal, si vous voulez draguer et frimer avec votre job, mieux vaut devenir analyste de l'impact financier des risques plutôt que photoreporter, qui se place à peine en 189ème place sur 200 (pas très loin devant boucher, facteur et éboueur).











Le deuxième point d'actualité, déclencheur de cet article, est l'aspect 3D d'Avatar. En plus je vais vous parler de pornographie. Il faut savoir que cette industrie est extrêmement friande de toutes les nouvelles technologies (les Administrations Publiques feraient d'ailleurs mieux de s'en inspirer). Ils ont par exemple été parmi les premiers à instaurer la VOD (bien avant Rodolphe), à se glisser dans la moule du Web 2.0, à trouver un usage débile aux webcams embarquées (bien avant Chatroulette), et ce, pour tous les publics et tous les âges (ou presque). L'industrie pornographique, donc, a profité du récent CES de Las Vegas pour présenter ses projets relatifs à l'usage de la 3D dans ses films (histoire de bien sentir l'action, comme si on était en plein dedans). L'un des premiers studios à tirer son coup... euh, sa carte magique, est française. C'est le 3DFX Studio (rien à voir avec le format FX de Nikon... quoique dit à voix haute....), et son film "Shortcuts 3D", à propos duquel le réalisateur explique très sobrement que "[ils ont] raté pas mal de plans. C'est la raison pour laquelle j'ai appelé ce film Shortcuts 3D car il s'agit de courts métrages mis bout à bout avec un fil conducteur." Et des bouts, pour faire un film porno, il en faut un paquet.
Vous vous rendez-compte. Du porno en 3D ! C'est absolument génial ! Parce qu'avec les lunettes obligatoires, on va enfin pouvoir s'éjaculer partout sans risquer de s'en mettre plein les yeux ! Je crois que, ergonomiquement parlant, c'est un très grande avancée. Et si ça peut permettre la démocratisation des écrans 3D et des solutions associées, tant mieux. Toute "nouvelle technologie" a besoin d'un petit coup de bite. Enfin, de pouce.


Ce qui me mène à ma question finale : nous, photographes, qui sommes encore en vif débat quant à l'intérêt ou non de la vidéo intégrée aux reflex récents, devrons-nous en plus dans la foulée assimiler la possibilité de l'émergence d'une nouvelle photographie tri-dimensionnelle ? A en croire Fuji, il semblerait que ce soit une hypothèse à prendre au sérieux, étayé par l'edito du numéro de février du Monde de l'image.
De la vidéo, de la 3D, des photos en couleur ! Il est loin le temps du collodion humide (grrraou).
Une histoire à suivre de près. Une enquête criminelle de plus à confier à l'ami Dexter.




C'était l'intervention du jour.
Protégez-vous, n'oubliez pas vos lunettes.
Et n'oubliez pas :




Entre l'hippopotame et l'éléphant, c'est toujours l'éléphant qui gagne. A moins que ce soit l'hippopotame, parce que c'est vachement fort un hippopotame.




Aniki.

16/02/2010

Talkshit x Court métrage

Mon week end s'est déroulé entièrement sous le signe de la positive attitude, tout n'est que réussite par les temps qui courent. C'est pour célébrer ça que ce soir je mets très fort de la musique que peu trouvent audible même à volume réduit. C'est ma façon de partager l'enthousiasme avec mon environnement, de sublimer mes sentiments de joie et de bonheur, et surtout de faire chier mes voisins. D'ailleurs, à force il faudrait que je me méfie. Histoire de pas me retrouver roué de coups sur mon palier par des policiers qui font preuve d'un professionnalisme emphatique (comprendre "une belle équipe de gros cons de barbouzes"). Je pourrais disserter longtemps sur la fonction de gardien de la paix, son intérêt, et sa bienheureuse inefficacité mais on n'est pas là pour ça, et je préfère poster des images du court métrage qui m'occupe tous les week end de fèvrier. Comme ça, sans fioritures.

Antoine.






Que personne ne s'inquiète : mon talkshitage chronique, lassant et égocentré sera bientôt remplacé par une série d'articles vachement intéressants.



Massimo Siragusa

"Un être vous manque et tout est dépeuplé", y'a un vers qui dit ça, perso quand un être me manque je me sens comme une bamba triste… héhé.
Non plus sérieusement, quand je suis triste j'ai un peu l'impression d'évoluer dans le Paris figé des photos de Doisneau. Pas celles sur les écoliers polissons qui te donneraient envie d'avoir 4 gosses avec le premier venu… Et je dois dire que ce voisin de métro me parait parfait… en plus vu sa gueule, il ne risque pas de me faire chier sur la garde alternée. S'il ne réagit pas à mes discrètes pressions je continue ce post.

Bon je disais, Spleen sentimental, donc pour couper court à ce sentiment je mate les photos de l'italien Massimo Siragusa.
Massimo a fait pas mal de pub notament pour Lavazza, Alfa Romeo et aéroport de Milan. Il a reçu le deuxième prix du World Press Photo en 2008 dans la catégorie Art Stories pour sa série Tempo Libero. Et c'est à peu près tout ce que l'on peut dire d'intéressant sur lui. Mais à la limite on s'en fout, ses photos ultra bright à la Martin Parr sont tout ce qui m'importe.


Laurie.